Une attaque à main armée a endeuillé la zone aurifère de Doko, située dans la préfecture de Siguiri, dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 avril 2026. Le bilan provisoire fait état d’un mort et de dix blessés, tous de nationalité burkinabè.
Une attaque nocturne sur des sites d’orpaillage
Selon des sources locales, un groupe d’individus lourdement armés, munis notamment de fusils de calibre 12 de fabrication artisanale, a pris pour cible plusieurs sites d’exploitation artisanale d’or à Doko.
Les assaillants ont ouvert le feu sur des orpailleurs en pleine activité, provoquant une scène de panique. Un travailleur a été tué sur le coup. D’après les premières informations, l’un des assaillants aurait également été neutralisé lors d’une riposte sur place.
Les blessés, au nombre de dix, ont été évacués vers l’hôpital préfectoral de Siguiri, où ils reçoivent actuellement des soins.
Dans le cadre des premières opérations de sécurisation, trois présumés assaillants ont été interpellés. Une enquête devrait être ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette attaque et d’identifier d’éventuels complices en fuite.

Cette attaque survient dans un contexte marqué par une insécurité récurrente dans les zones minières de la région. La préfecture de Siguiri, riche en ressources aurifères, attire de nombreux orpailleurs venus de différents pays de la sous-région, notamment du Burkina Faso.
Cependant, l’exploitation artisanale de l’or y est souvent confrontée à plusieurs défis :l’absence de contrôle strict des sites,la prolifération d’armes artisanales,l’infiltration de réseaux criminels organisés
Ces dernières années, des incidents similaires ont été signalés, notamment des braquages et des affrontements violents autour des sites d’orpaillage.
Des enjeux économiques et sécuritaires majeurs
L’orpaillage constitue une activité économique essentielle dans le nord-est de la Guinée. Toutefois, son caractère souvent informel et anarchique accentue les tensions et les risques sécuritaires.
Les autorités locales ont, à plusieurs reprises, reconnu la nécessité de renforcer la régulation du secteur et la présence des forces de sécurité dans ces zones à haut risque.
Pour l’heure, aucune communication officielle détaillée n’a encore été publiée. Les populations locales attendent des mesures concrètes pour prévenir de nouvelles violences dans cette région stratégique
Mohamed Condé pour Guinee24plus.com


