La tension est brusquement montée ce vendredi devant la préfecture de Siguiri, où le journaliste Mohamed Lamine Cissé a été violemment agressé alors qu’il réalisait un reportage sur une actualité locale.
Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, le journaliste couvrait un événement devant les locaux administratifs lorsqu’il a été pris à partie par un groupe de jeunes visiblement hostiles à sa présence. Des coups et des insultes lui auraient été infligés alors qu’il tentait de recueillir des informations et des réactions, dans le cadre strict de son travail.
L’agression, survenue en plein exercice de ses fonctions, a provoqué une vive indignation au sein de la presse locale et parmi les acteurs de la société civile. Nombreux sont ceux qui dénoncent une atteinte grave à la liberté de la presse, principe fondamental garanti par les textes en vigueur en Guinée.
Pour plusieurs professionnels des médias, un journaliste ne devrait en aucun cas être la cible de violences physiques ou verbales dans l’accomplissement de sa mission. Son rôle consiste à informer le public, relayer les faits et donner la parole aux différentes parties, dans le respect de l’éthique et de la déontologie.

À la suite de cet incident, des voix s’élèvent pour exiger :
L’ouverture d’une enquête afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de cette agression ;
La mise en place de mesures concrètes pour garantir la sécurité des journalistes sur le terrain ;
Le respect strict du travail des professionnels des médias dans la préfecture de Siguiri.
Cet événement relance le débat sur la sécurité des journalistes en Guinée, particulièrement dans les zones où les tensions sociales et économiques demeurent vives. Les autorités locales sont appelées à prendre toutes les dispositions nécessaires pour prévenir de tels actes à l’avenir.
En attendant, la rédaction et les confrères de Mohamed Lamine Cissé lui expriment leur solidarité et lui souhaitent un prompt rétablissement.
Rédaction Guinee24plus.com.


