La commune rurale de Kouremalé, située en zone frontalière à environ 79 kilomètres de la préfecture de Siguiri, a de nouveau été frappée par l’insécurité. Dans la nuit du vendredi 30 janvier 2025, aux alentours de 23 heures, un opérateur d’achat d’or a été victime d’un braquage à main armée, perpétré par des individus lourdement armés.
Selon des témoignages concordants recueillis auprès de sources locales, Mamadou Fofana, acheteur d’or bien connu dans la localité, se trouvait devant son magasin en compagnie de certains clients pour conclure une transaction commerciale lorsqu’il a été surpris par deux hommes armés circulant à moto.
Les assaillants, dont l’un portait un boubou tandis que l’autre était habillé en tenue civile, étaient munis d’une arme de type PMAK, semant immédiatement la terreur. Sous la menace de l’arme, la victime et ses clients ont été contraints de regagner l’intérieur du magasin.
Une fois à l’intérieur, les braqueurs ont procédé au pillage. Ils se sont emparés d’un sac contenant près de quatre millions de francs guinéens, issus des transactions, ainsi que d’un autre sac renfermant une quantité importante d’or, dont la valeur n’a pas encore été officiellement estimée.
Avant de quitter les lieux, les malfaiteurs ont effectué plusieurs tirs de sommation, provoquant un climat de panique et de psychose parmi les riverains. Profitant de l’obscurité et de l’absence d’une intervention immédiate des forces de sécurité, ils ont ensuite pris la fuite à moto, sans être inquiétés.
Aucune perte en vie humaine n’a été signalée, mais ce braquage a laissé les victimes profondément choquées et relance une fois de plus le débat sur l’insécurité grandissante dans les zones frontalières, où les activités liées à l’orpaillage et au commerce de l’or attirent régulièrement des groupes criminels armés.
Pour de nombreux habitants de Kouremalé, cet incident n’est qu’un épisode de plus dans une longue série d’attaques et de vols à main armée, souvent commis la nuit. Ils dénoncent le manque de patrouilles régulières, l’insuffisance des effectifs de sécurité et appellent les autorités à renforcer urgemment le dispositif sécuritaire, afin de protéger les populations et les acteurs économiques locaux.
Ce nouveau braquage met en lumière la vulnérabilité des opérateurs économiques, en particulier ceux évoluant dans le secteur aurifère, et pose avec acuité la question de la sécurisation des zones minières et frontalières, considérées comme stratégiques pour l’économie locale et nationale.
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