Un nouveau conflit domanial a éclaté ce samedi entre les districts de Sèkè Tatakourou (sous-préfecture de Doko) et Mansarenan (sous-préfecture de Bankô), autour de l’appartenance d’un site minier que les deux communautés se disputent depuis plusieurs années. Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés, dont trois grièvement touchés.
Selon plusieurs sources locales, les autorités administratives ont, par le passé, reconnu l’appartenance du site à Tatakourou, qui continue d’ailleurs à percevoir les taxes minières à travers ses Tomboloma.
Après le départ des exploitants chinois qui occupaient le site, des travailleurs burkinabè ont pris le relais et versent depuis leurs taxes au district de Tatakourou, comme le veut la tradition administrative en place.
Mais cette situation n’a jamais été totalement acceptée par le district voisin, Mansarenan, qui revendique lui aussi la propriété du terrain.

Les Tomboloma de Tatakourou s’étaient rendus sur le site pour vendre leurs billets de lavage, une procédure normale dans l’exploitation artisanale de l’or.
C’est à ce moment qu’un groupe de jeunes de Mansarenan, armés de couteaux, a surgi pour empêcher la transaction.
trois jeunes de Tatakourou ont été grièvement blessés à l’arme blanche ;
d’autres ont été capturés, ligotés puis gardés en otage par les assaillants, qui affirment vouloir défendre leur territoire.
Les blessés ont été transportés d’urgence à l’hôpital préfectoral de Siguiri où ils ont été pris en charge.
Après l’attaque, plusieurs habitants des deux districts se sont rassemblés, faisant craindre un embrasement général.
Des médiateurs locaux, notamment des sages et des responsables administratifs, tentent depuis de calmer les tensions.
De son côté, la préfecture de Siguiri aurait ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du conflit et identifier les responsables des violences.
Pour l’heure, la situation demeure très tendue, et les deux communautés se regardent désormais en chiens de faïence dans cette zone minière où les enjeux économiques restent majeurs.
Ces affrontements rappellent les nombreuses tensions foncières qui secouent régulièrement la région aurifère de Siguiri, où l’orpaillage artisanal est une activité cruciale pour l’économie locale.

Le manque de cadastre fiable, l’absence de délimitations claires et la pression économique autour de l’or contribuent à multiplier les litiges parfois mortels.
Aux dernières nouvelles, les blessés sont admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri pour les soins.
Rédaction guinee24plus.com.


