À l’appel d’une grève générale et illimitée lancée par une partie de l’intersyndicale de l’éducation notamment le Syndicat national de l’éducation (SNE) et la Fédération syndicale des professionnels de l’Éducation (FSPE) plusieurs établissements scolaires de Kissidougou ont été visités ce lundi 1er décembre 2025 par notre correspondant régional.
Pour cette première journée de débrayage, un constat contrasté s’impose : la grève est largement ignorée dans le secondaire, alors qu’elle est massivement suivie dans le primaire.

Le secondaire : cours normaux, enseignants présents
Dans les trois lycées de la commune urbaine Ibrahim Bah, Professeur Alpha Condé et Soundiata l’affluence était complète. Enseignants et élèves étaient présents, sans aucune absence notifiée parmi le corps professoral.
Le même scénario s’est répété dans les collèges Ernesto, Plateau et Alcoa. Les enseignants rencontrés ont déclaré vouloir « donner la chance aux négociations en cours » avant de rejoindre éventuellement le mouvement.

Le primaire paralysé par une adhésion totale à la grève
À l’inverse, les écoles élémentaires ont observé un débrayage total. Dans les grandes écoles du centre-ville Kissi-Kaba Keïta, Fidel Castro et A. Demba les salles de classe étaient remplies d’élèves, mais vides d’enseignants.
Les directeurs d’écoles, visiblement débordés, peinaient à encadrer les nombreux élèves abandonnés à eux-mêmes en raison de l’absence des instituteurs.
Un mouvement qui reflète les divisions syndicales
Cette première journée de grève met en évidence des positions divergentes entre enseignants, à l’image des fractures observées au sein des structures syndicales nationales. Impossible pour l’heure de prédire l’évolution du mouvement.
Plusieurs interrogations demeurent :
Les enseignants du secondaire finiront-ils par rejoindre la grève ?
Les grévistes du primaire retourneront-ils en classe dans les prochains jours ?
Pour l’instant, ces questions restent sans réponse.
Affaire à suivre.
Ansoumane Sylla, pour Guinee24plus.com


