Les clauses du contrat SIMANDOU, signé entre l’État guinéen et les entreprises chargées d’exploiter le gigantesque gisement de fer, continuent d’alimenter un vif débat national. Alors que certains dénoncent l’absence de publication officielle du document, d’autres assurent déjà que des institutions internationales comme la Banque mondiale et le FMI en disposent. Pour de nombreux observateurs, ces prises de position successives risquent surtout de détourner l’attention du public, qui nourrit de fortes attentes vis-à-vis de ce projet stratégique.
Interrogé ce vendredi, le Premier ministre Bah Oury a affirmé que l’essentiel du travail est déjà réalisé et que la population sera informée au moment opportun, notamment par l’entremise de ses représentants au Conseil National de la Transition (CNT), qui joue actuellement le rôle de parlement.
« Il ne faut pas être plus pressé que la montre »

S’exprimant sur le sujet, le chef du gouvernement a tenu à rassurer :
« Le projet SIMANDOU est attendu par tous les Guinéens pour ses retombées. Et ce qui compte le plus pour la majorité, qui n’est pas experte en comptabilité, c’est le résultat final. Ce résultat est là, et je pense que les Guinéens peuvent en être satisfaits. Quant aux spécialistes et à ceux qui souhaitent approfondir, ils auront accès aux informations, puisque tous les contrats devront obligatoirement être soumis à l’Assemblée législative pour validation. Donc, wait and see : chacun recevra les informations en temps voulu. Il ne faut simplement pas être plus pressé que la montre. Les choses avanceront », a assuré Bah Oury.
Laye Soumah pour Guinee24plus.com.


