Dans le quartier périphérique de Dabadou, à Kankan, la saison sèche rime depuis plus de deux ans avec poussière, maladies respiratoires et détresse quotidienne. Les habitants vivent dans un nuage permanent soulevé par les motos et les véhicules, transformant chaque déplacement en véritable épreuve.
Selon les témoignages recueillis sur place en présence des autorités locales, la poussière envahit les maisons, perturbe les activités domestiques, notamment la préparation des repas, et touche en priorité les enfants et les personnes âgées.
« Pendant la saison sèche, nous sommes énormément dérangés »
Le chef du secteur Dabadou 1, Billi Nankouma Sidibé, prenant la parole au nom du chef de quartier et des six chefs de secteur, a décrit une situation préoccupante :« Nous avons assez de difficultés. D’abord la poussière… elle est vraiment abondante ici à Dabadou. Quand la saison sèche arrive, il n’y a que des malades. Partout où tu vas, les gens sont malades. Sincèrement, pendant la saison sèche, nous sommes énormément dérangés par la poussière. »
Les habitants restent mobilisés derrière Mamadi Doumbouya
Malgré ces conditions difficiles, les citoyens de Dabadou affirment soutenir la candidature du président Mamadi Doumbouya pour la présidentielle du 28 décembre 2025. Pour eux, ce soutien s’accompagne d’un espoir : celui de voir leur principal problème enfin résolu.
« Ici à Dabadou, c’est Mamadi Doumbouya qui est là. Nous lançons un appel pour qu’il vienne nous aider. Aujourd’hui, notre souhait le plus ardent, c’est de résoudre le problème de la poussière. Elle nous dérange beaucoup », insiste Billi Nankouma Sidibé.
Un appel d’urgence aux autorités et aux bonnes volontés
Le chef de secteur rappelle également que Dabadou fait face à d’autres défis : manque d’école, déficit en infrastructures sanitaires et absence de forage. Mais pour l’heure, la priorité absolue reste la poussière, qui affecte gravement la santé et le cadre de vie des habitants.
« Nous demandons du secours. Il y a des problèmes d’école, de santé, de forage… Mais le problème principal, c’est la poussière. Franchement, elle nous fatigue énormément ici. »
En attendant une intervention des autorités compétentes, les populations de Dabadou continuent de vivre au rythme d’un air saturé de poussière, dans l’espoir que leurs cris de détresse seront enfin entendus.
Mohamed condé pour
guinee24plus.com.


