Siguiri : l’homme de l’ombre de l’appareil judiciaire,le procureur Ibrahima I Camara.

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Ibrahima I. Camara est le procureur de la République près du Tribunal de Première Instance (TPI) de Siguiri (Haute-Guinée). Très actif, il joue un rôle central dans le maintien de l’ordre judiciaire dans cette préfecture aurifère, mais demeure peu visible dans le débat public d’où l’image « d’homme de l’ombre ».

En novembre 2024, il a ordonné l’interpellation de tous les « cascadeurs » de motos dans la ville de Siguiri, en raison des accidents, des blessés et des morts liés à ces acrobaties dangereuses.

Il s’appuie sur l’article 52 du Code de procédure pénale pour justifier cette réquisition, invoquant la nécessité de préserver la vie des citoyens et d’assurer l’ordre public.

Il demande aux officiers de police judiciaire de faire preuve de vigilance pour identifier, arrêter et traduire en justice les auteurs de ces cascades.

En mai 2025, plus de 500 téléphones (506 précisément) ont été détruits après avoir été saisis lors d’examens nationaux dans des salles d’examen.

Cette décision montre sa volonté de combattre la fraude aux examens : il affirme que la destruction de ces appareils envoie un signal fort : la justice ne tolérera pas la triche.

En septembre 2025, suite à la diffusion d’une vidéo de torture d’une femme dans la sous-préfecture de Niagassola (préfecture de Siguiri), le procureur Ibrahima I. Camara a ouvert une enquête.

Il a qualifié les actes de « dégradants, inhumains et intentionnellement infligés », et demandé aux populations de rester calmes tout en appelant les témoins ou personnes informées à se manifester.

L’enquête a été confiée à la Brigade de Recherches et au Commissariat central de police de Siguiri.

  1. Démantèlement d’un réseau de vol de documents de véhicules

En juillet 2025, le parquet de Siguiri a annoncé le démantèlement d’un réseau spécialisé dans le vol de documents de véhicules (cartes grises, permis, etc.).

Le mode opératoire : des malfaiteurs brisaient les vitres des voitures pour voler les papiers, puis faisaient du chantage auprès des propriétaires pour restituer les documents contre de l’argent.

Le procureur a appelé les victimes de ces vols à se présenter au palais de justice pour que leurs papiers puissent être vérifiés ou restitués.

En février 2024, il a fait un point de presse pour expliquer l’engagement du parquet dans des poursuites judiciaires contre certains maires, présidents de districts et secrétaires généraux dans la préfecture de Siguiri.

Il a indiqué que 17 communes rurales étaient concernées par cette action, suivant les injonctions du ministre de la Justice.

Plusieurs prévenus devant le tribunal criminel de Siguiri ont été condamnés à des peines très sévères (de 10 à 18 ans de réclusion criminelle) pour des faits graves (vol à main armée, viol, détention illégale d’armes).

Le procureur a joué un rôle actif dans ces procès, tenant à ce que la justice s’applique fermement.

Discrétion et efficacité : Ibrahima I Camara n’est pas toujours au centre des gros titres, mais il agit avec détermination sur des dossiers sensibles : ordre public, fraude, violence, crime organisé.

Garant de l’ordre juridique local : À Siguiri, il incarne le pouvoir judiciaire : il coordonne des enquêtes, requiert des poursuites, impulse des actions de sécurisation.
Son autorité est bien réelle sur le plan judiciaire : quand il parle de répression ou d’enquêtes, ses injonctions sont suivies, les forces de l’ordre sont mobilisées.
Ses actions (contre la fraude scolaire, les réseaux criminels, les violences) montrent qu’il ne s’agit pas seulement de répression, mais d’un engagement à faire respecter la loi, même contre des pratiques ancrées (cascades de moto, fraude, vol).
Sa fermeté peut renforcer la confiance dans le système judiciaire à Siguiri, particulièrement dans une région souvent marquée par des tensions (mines, pauvreté, faibles infrastructures).

En intervenant sur des dossiers variés (éducation, sécurité routière, criminalité), il montre une vision “justice globale” locale.
L’ouverture d’enquêtes (ex : torture) montre qu’il prête attention aux violations graves des droits de l’homme.
Je n’ai pas trouvé d’article crédible actuel qui correspond exactement à « Siguiri. Le TPI arrêtent des bidons de carburant, condamnation » — mais voici un résumé des informations récentes en lien avec le trafic de carburant à Siguiri (Guinée) et les actions du Tribunal de Première Instance (TPI) de Siguiri :
Le 28 octobre 2025, la police de Siguiri (BSIP) a intercepté un camion transportant 250 bidons de gasoil dans la localité de Donka, près de Siguiri.
Selon les autorités, ce carburant était destiné à la contrebande.
Le chauffeur et son convoyeur ont été arrêtés et placés en garde à vue.
Les autorités de Siguiri ont mis aux enchères 1 947 bidons de carburant saisis.
Le tribunal (TPI) a émis des ordonnances permettant cette vente avant jugement, et les recettes iront au Trésor public.
Le prix a été fixé à 12 000 GNF par litre.
Le 5 novembre 2025, le TPI de Siguiri a ouvert le procès contre 8 personnes accusées de trafic illicite de carburant.
Parmi les accusés : des conducteurs, des revendeurs, possiblement un réseau organisé.
Trois autres personnes (deux pompistes et un conducteur de tricycle) ont été jugées pour « vente illicite de carburant » et « mise en danger de la vie d’autrui ».
Le 12 novembre 2025, le TPI de Siguiri a accordé une liberté provisoire aux 8 prévenus du trafic de carburant, mais chaque personne doit verser une caution de 6 millions GNF.
En résumé, IIbrahima I. Camara met en avant l’image d’un magistrat engagé, reconnu pour son intégrité.

Moussa Condé pour Guinee24plus.com.

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