Situé dans la sous-préfecture de Maléah, le district de Lébaya continue de « tirer le diable par la queue » face à un manque criard d’infrastructures sociales de base. Malgré une population estimée à plus de 3 000 habitants, ce village demeure plongé dans l’oubli administratif et privé de tout cadre de développement durable.Une école de six classes pour un seul enseignantÀ Lébaya, l’éducation se résume à une école primaire de six salles de classe, mais qui n’est animée que par un seul enseignant contractuel. Une situation qui indigne les parents et compromet gravement l’avenir des enfants. Faute de personnel, plusieurs classes restent inoccupées, obligeant les élèves à des regroupements pédagogiquement inefficaces.Un poste de santé délabré et des latrines impraticablesLe tableau sanitaire n’est guère plus reluisant. Le seul poste de santé du village se trouve dans un état de délabrement avancé, servi par un unique agent technique de santé.
Les latrines y sont totalement impraticables, présentant un risque pour la santé publique. Les habitants témoignent que, pour se rendre au poste ou pour espérer évacuer un malade, il faut parcourir des heures de marche sur des pistes impraticables, surtout en saison des pluies.L’eau potable : un luxe pour les femmesLe quotidien des femmes est d’autant plus difficile qu’elles sont confrontées à un manque permanent d’eau potable. Dans une localité où les infrastructures hydrauliques sont quasiment inexistantes, les ménages s’organisent comme ils peuvent pour accéder à une eau souvent insalubre.Un village sans réseau téléphonique.À l’heure où la communication est devenue un besoin vital, Lébaya demeure totalement dépourvu de réseau téléphonique. Ce manque isole davantage le village, l’éloignant de toute initiative de développement ou d’intervention d’urgence.Le cri de cœur du président du districtFace à ces défis multiples, le président du district, les larmes aux yeux, lance un appel pressant aux autorités à tous les niveaux. Selon lui, « Lébaya, l’un des premiers villages de Mègnè Maléah, est complètement dévié du processus de progrès. Nous n’avons ni routes, ni eau, ni santé, ni communication. Nous nous sentons oubliés. »Les habitants de Lébaya invitent le gouvernement, les ONG et les partenaires au développement à se pencher sur leur situation. Ils souhaitent.Le désenclavement du village et l’accès au réseau téléphoniqueFace à l’ampleur des besoins, une intervention rapide s’impose pour sortir Lébaya de son isolement et garantir des conditions de vie dignes à ses habitants.
Mohamed Condé pour Guinee24plus.com.


