Conakry : vers la fermeture prochaine de la décharge de Dar-es-Salam, annonce du Premier ministre.

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À l’occasion de la cérémonie de clôture de la 7ᵉ édition du Transform Africa Summit (TAS), le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a annoncé une décision ambitieuse : la fermeture imminente de la décharge de Dar-es-Salam, située dans la commune de Gbessia, et sa transformation en espace vert urbain.
Bah Oury a indiqué que le projet s’inspirera du parc d’Akouédo, en Côte d’Ivoire ancienne décharge devenue un modèle de reconversion réussie.
Le chef du gouvernement a précisé qu’il a donné des instructions au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement pour qu’il rencontre, d’ici la fin du mois, des entreprises locales et internationales, en vue de lancer les études et partenariats nécessaires.
Une stratégie durable de gestion des déchets
Selon la primature, un bureau d’études et d’ingénierie (Artelia) travaille déjà sur une étude technique pour la valorisation du site (biogaz, recyclage), la dépollution et l’aménagement écologique.
Le gouvernement vise ainsi une gestion durable des déchets à Conakry, intégrant collecte, tri, transformation, et non plus simplement « jeter ».
Cette stratégie pourrait créer des opportunités d’emplois dans les quartiers riverains, selon le Premier ministre.
Sécurité et santé publique, priorités immédiates
La décharge de Dar-es-Salam est depuis longtemps un problème environnemental et sanitaire pour les riverains, surtout en saison de pluies avec des risques d’éboulement.
Lors de sa visite le 31 juillet 2025, Bah Oury a appelé les autorités locales et les services de sécurité à identifier les zones à haut risque pour protéger les populations.
Il a aussi mentionné qu’il relaiera les instructions du chef de l’État, Mamadi Doumbouya, pour accélérer la fermeture.
D’après des articles, cette visite a été saluée par la société civile, notamment le « Collectif Citoyen pour un Environnement Sain ».
Appui international et financement
Le projet pourrait bénéficier d’un financement international : l’étude d’Artelia est soutenue par l’Ambassade de France via le FASEP (Fonds d’Aide au Secteur Privé).
Un partenariat public-privé est envisagé pour mener à bien la reconversion du site sur environ 30 hectares.
Le Premier ministre a qualifié cette initiative de « transformation capitale » : reconquérir un site pollué pour en faire un poumon vert et un symbole de modernisation urbaine pour Conakry.
Selon lui, cela marque un tournant dans la manière dont la Guinée veut gérer ses déchets : non seulement pour améliorer la santé publique, mais aussi pour donner à la capitale un cadre de vie plus sain, attractif et durable.

Laye Camara pour Guinee24plus.com.

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