À quelques jours de l’expiration du préavis de grève déposé par l’intersyndicale de l’éducation, le gouvernement guinéen semble vouloir désamorcer la crise qui menace de paralyser les écoles du pays. Selon nos informations, les négociations officielles entre les deux parties débuteront lundi 17 novembre à 14 heures, dans la salle de réunion du Ministère du Travail et de la Fonction publique.
L’intersyndicale, qui avait déposé son préavis le 5 novembre, exigeait l’ouverture de discussions rapides autour de plusieurs revendications liées notamment aux conditions de travail, à la régularisation administrative de certains enseignants et à l’amélioration des traitements salariaux. Le préavis arrivant à échéance mardi prochain, le délai est désormais extrêmement resserré pour parvenir à un accord.
Conscient de l’urgence, l’exécutif accélère donc le calendrier. « Le gouvernement a tout intérêt à trouver un terrain d’entente pour éviter une perturbation majeure de l’année scolaire », confie une source proche du dossier.
Les deux premiers jours de pourparlers s’annoncent décisifs. S’ils n’aboutissent pas à des avancées concrètes, l’intersyndicale pourrait mettre à exécution sa menace de grève générale dans le secteur de l’éducation, entraînant une fermeture potentielle des écoles publiques.
En attendant, les regards restent tournés vers les négociations de ce début de semaine, qui pourraient bien déterminer la suite du mouvement syndical et l’avenir immédiat du calendrier scolaire.
Laye Soumah pour Guinee24plus.com.


