La musique guinéenne a perdue l’une de ses plus belles voix, Fodé Conté, fils de Boffa et artiste engagé, dont le talent et la simplicité ont marqué des générations entières. Sa disparition laisse un vide immense dans le cœur de ses fans, de ses proches et de tous ceux qui croyaient en son message de paix et d’unité.
Né en 1939 à Wondetty, dans la préfecture de Boffa, Fodé Conté a successivement appartenu aux Ballets africains et au Ballet Djoliba sous les projecteurs desquelles entités il a fait le tour du monde avant de créer sa propre troupe « Fatala ».
14 août 2008 – 14 août 2018. Voilà 10 printemps que l’artiste compositeur, chanteur et danseur Fodé Conté rendait l’âme au CHU d’Ignace Deen. Cette gloire de la musique guinéenne a laissé de fabuleux trésors artistiques qui continuent d’alimenter le patrimoine culturel national guinéen.
À travers ses titres comme « Rio Pongo », « Makhadi », « Laplaya » ou encore « Le monde n’est pas parfait », Fodé Conté a animé la vie culturelle guinéenne jusqu’à son dernier soupir.
En dépit de son engagement à contribuer à la promotion et au rayonnement du riche folklore de sa Basse Guinée natale, celui qu’on appelait tendrement le chansonnier national ne compte qu’un seul album sur le marché du disque guinéen, sorti en 1997 avec les bons offices de Justin Morel Junior. Un opus qui a été enregistré au célèbre studio JBZ d’Abidjan grâce à un arrangement du maestro Doura Barry.
En cette date anniversaire marquant l’an 10 de la disparition de Fodé Conté, aucune cérémonie programmée pour perpétuer l’immense répertoire musical laissé en héritage par le défunt. Hélas ! La Guinée enterre ses élites avec toutes leurs œuvres voire tous leurs chefs-d’œuvre pour célébrer les moins méritants.
Dors en paix, héros aux dimensions multiples, qui a nourri un amour fou pour sa patrie !
Rédaction
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